Le fonds d’intégration du PS a été revu

Immigration Toute l’économie devrait passer à la caisse

L’idée d’un fonds d’intégration financé par les entreprises qui recourent à de la main-d’œuvre étrangère a déclenché quelques vagues au sein du PS (LT du 17.10.2014). Les sections vaudoise et saint-galloise ont demandé à la direction du parti d’y renoncer. Si celle-ci tient à son idée, elle est désormais d’accord d’en revoir le financement.

Dans le document stratégique adopté en juin en réponse à l’initiative «Contre l’immigration de masse», le PS avait imaginé trois sources possibles: une redevance d’entrée pour chaque nouvel employé étranger engagé, une taxe modulée par branche selon sa dépendance au personnel étranger, une contribution à un fonds d’intégration calculée en fonction du nombre d’employés étrangers et des salaires. Cette dernière idée «aurait automatiquement pour effet l’application de la préférence nationale», pouvait-on lire dans le document.

Nouveau titre

Celui-ci vient d’être amendé sur la base des remarques faites par les sections du parti. Le principe du fonds d’intégration est maintenu. Mais seuls deux modèles de financement restent en discussion. Le premier consiste à alimenter le fonds par une redevance prélevée auprès de toutes les entreprises, sans lien avec le nombre d’étrangers qu’elles emploient. «L’économie prendrait à sa charge les coûts supportés par la collectivité et assumerait ainsi ses responsabilités sociales», commente la direction du parti.

Le second reprend l’idée d’une redevance variable d’une branche à l’autre selon qu’elle dépend ou non de la main-d’œuvre immigrée. La taxe par employé est abandonnée. Et le montant indicatif de 5000 francs en moyenne par migrant ne figure plus dans la nouvelle version du document stratégique. Dont le nom a d’ailleurs changé: le «Concept de mise en œuvre du PS» s’intitule désormais «Propositions du PS pour le débat sur la mise en œuvre» de l’initiative. Les délégués du PS en débattent ce samedi à Liestal.