Le PS veut lui aussi compter au nombre des partis qui se préoccupent de l'économie, en mettant l'accent sur la défense des intérêts des travailleurs et la préservation des ressources naturelles. En avril 2002 à Bienne, le parti s'était déchiré entre son aile gauche et son aile réformiste et avait renoncé à actualiser son programme économique en désavouant sa direction. Il a depuis lors remis l'ouvrage sur le métier en associant les deux courants et il pouvait présenter lundi à Berne un nouveau projet, dont ses délégués débattront le 24 juin prochain à Delémont.

L'économie est à nouveau un élément central de la politique du parti, commente son président, Hans-Jürg Fehr, après avoir été quelque peu négligée dans ses ordres de priorité. Les socialistes, qui misent sur le retour à la croissance et au plein-emploi, entendent maîtriser une globalisation à laquelle ils admettent qu'il est vain de vouloir s'opposer.

Standards sociaux

La Suisse doit pour cela participer activement au sein des organisations internationales, afin d'imposer des standards sociaux et environnementaux. Le PS ne veut pas non plus bloquer les transformations structurelles, mais également les maîtriser au profit de l'ensemble du pays et de la population. Il préconise à cet effet une augmentation des dépenses fédérales pour la formation et la création d'un fonds pour l'innovation et la technologie, entre autres.

Le programme économique du parti propose enfin de faire participer les consommateurs aux fruits de la concurrence en autorisant les importations parallèles et en renforçant la surveillance des prix.