Charles Beer a tenu à appliquer les principes de la transparence promue par la loi sur l'information du public et l'accès aux documents (Lipad). Interpellé mardi en conférence de presse par un journaliste, le conseiller d'Etat socialiste n'a pas fait mystère du rapport d'expertise qui avait été mandaté par l'exécutif cantonal. Ce rapport, que Le Temps a pu immédiatement obtenir, émet des recommandations au sujet des prestations fournies à des tiers par le Centre de Lullier. Une question qui avait fait scandale en février dernier. Un syndicaliste avait découvert que le chancelier de la République avait bénéficié, en guise de compensation pour des «obligations protocolaires» assurées dans sa propriété privée, de 185 heures de travaux de jardinage par des étudiants de Lullier.

Les propositions découlant de l'expertise sont sans équivoques: le centre horticole doit tout simplement abandonner les travaux externes, car il «dispose de moyens nécessaires pour assurer la couverture quasi complète des besoins en pratique professionnelle». En 2004 pourtant, les HES genevoises ont réalisé un chiffre d'affaires de 4,8 millions de francs pour des prestations à des tiers. Preuve toutefois que le centre est en profonde mutation: 4 postes de directeur y sont mis au concours.