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Les quatre agresseurs de la «noyée de Vevey» devant leurs juges

Le corps sans vie de G.P., valaisanne âgée de 27 ans, avait été découvert en mars 2018. Le procès des quatre requérants d’asile qui l’avaient agressée et abandonnée au bord du lac à Vevey (VD) s’ouvre ce mardi à Renens

Une transsexuelle valaisanne de 27 ans avait été retrouvée morte noyée dans le lac Léman un petit matin de mars 2018. Les quatre prévenus, requérants d’asile marocain, tunisien et algériens âgés de 32, 31, 29 et 26 ans ont rendez-vous avec la justice ce mardi. Trois d’entre eux, logeaient dans un centre de l'Etablissement vaudois d'accueil des migrants (EVAM) de Vevey à l’époque. Ils avaient passé la nuit du 9 mars avec la victime. A cette occasion, les quatre accusés avaient eu à tour de rôle des relations sexuelles avec elle.

Une victime alcoolisée

Le Tribunal d’arrondissement de l’Est Vaudois juge ces hommes principalement pour infraction à la Loi fédérale sur les stupéfiants, pour lésions corporelles simples, pour omission de prêter secours et pour menaces et actes d’ordre sexuel sur une personne incapable de discernement ou de résistance. Pour cette dernière infraction, ils encourent jusqu’à dix ans de prison.

L’enquête avait permis d’identifier les quatre prévenus puis de les placer en détention provisoire dès la fin avril 2018. L’acte d’accusation explique que la jeune femme était alcoolisée, sous sédatif et sous antidépresseurs la nuit du drame. Son discernement s’en trouvait sérieusement altéré.

Traces ADN compromettantes

La disparue avait rencontré deux de ses abuseurs le vendredi vers 19h00 devant le centre EVAM de Vevey. A ce moment-là, elle buvait une bouteille de rhum.

Ils étaient allés fumer du cannabis au bord du lac. Les deux requérants avaient eu des relations sexuelles avec la victime. Des traces de leur sperme et de leur ADN avaient été retrouvées dans ses parties intimes et sous ses ongles.

Corps flottant dans le Léman

Un troisième requérant est accusé d’avoir eu des relations sexuelles avec la victime qui l’aurait alors giflé, mais aucune analyse en atteste. Cet homme dit s’être borné à embrasser sa victime sur la bouche et à lui avoir caressé la poitrine.

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La justice lui reproche d’avoir incité le quatrième homme à entretenir des rapports avec elle en échange de cocaïne. Ces deux derniers agresseurs avaient ensuite délaissé leur victime aux abords immédiats du lac.

Une dizaine de minutes plus tard, ils étaient revenus et avaient trouvé le corps de leur victime flottant dans une eau à 7 degrés. Ils n’avaient pas prévenu les secours mais avaient volé son téléphone portable

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