Après le pataquès de l’automne et la remise au concours du poste de patron du Ministère public de la Confédération (MPC), la Commission judiciaire (ou plutôt sa version resserrée), chargée de faire un premier tri dans les dossiers des prétendants, s’est réunie ce mercredi pour examiner la nouvelle fournée. Elle a décidé de proposer l’audition de quatre personnes. C’est une de plus que la dernière fois. La plénière tiendra sa première séance le 10 février prochain. Une seconde séance est prévue le 24 février pour arrêter (peut-être) un choix et le soumettre à l’élection par l’Assemblée fédérale. Fidèle à sa stratégie du secret, la sous-commission ne livre aucun détail sur le profil des postulants et les spéculations vont bon train. Notamment autour de l’éventuelle candidature de l’ancienne procureure fédérale, Maria-Antonella Bino.

Enjeu tactique

La partie de cache-cache se poursuit pour trouver un successeur à Michael Lauber. Deux noms ont déjà été cités par la presse alémanique. Celui de Thomas Würgler (confirmé par lui-même), avocat et ancien commandant de la police zurichoise, dont l’expérience au sein d’un parquet remonte à plus de vingt ans, et dont l’âge, 65 ans, constitue aussi un handicap majeur. Interpellée sur ce point, la Commission des affaires juridiques du Conseil national a refusé (à une voix près) de relever à 68 ans la limite applicable au poste. Exit donc sans doute ce candidat qui semblait beaucoup intéresser certains parlementaires, surtout UDC, même si cette question de l’âge se trouve désormais sur le bureau des voisins du Conseil des Etats.