«Tout est possible pour Max Göldi», a affirmé l’ambassadeur en réponse à la question d’un journaliste. Il a cependant précisé que son sort dépend des tribunaux et que le système judiciaire libyen est «indépendant». «Ce seront les tribunaux qui décideront, pas nous», a déclaré Ibrahim Aldredi. Il n’a pas écarté une grâce accordée par le colonel Kadhafi, tout en affirmant ne rien pouvoir dire à cet égard.

L’ambassadeur a lu une déclaration écrite dans laquelle il justifie les actions de la Libye depuis le début de la crise, et accuse la Suisse d’avoir refusé de négocier.

Les relations entre la Suisse et la Libye peuvent être normalisées à quatre conditions, a indiqué l’ambassadeur. Ce sont

1)la création d’une commission d’arbitrage,

2) le jugement des responsables de l’arrestation d’Hannibal Kadhafi

3) une enquête sérieuse sur les photos du fils du colonel publiées dans la «Tribune de Genève» 4) la levée de l’interdiction à plus de 180 dirigeants et citoyens libyens de recevoir des visas Schengen.