En octobre 2004, le Conseil fédéral a mis quatre variantes en consultation. La première consiste en une taxe sur le CO2 appliquée aux combustibles (35 francs par tonne de CO2, soit 9 centimes par litre d'huile de chauffage) et aux carburants (64 francs par tonne de CO2, soit 9 centimes par litre d'essence, dès 2006, puis 128 francs par tonne et 30 centimes par litre d'essence deux ans plus tard). Les recettes de ce prélèvement, conçu comme une taxe d'incitation, seraient redistribuées à la population, par l'intermédiaire des primes d'assurance maladie, et aux entreprises.

La deuxième variante prévoit une taxe de même grandeur sur les combustibles et de 64 francs (15 centimes par litre) sur les carburants, sans deuxième étape. L'affectation des recettes change. Une partie de celles-ci (environ 2%) serait utilisée pour soutenir des mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre à l'étranger (c'est ce qu'on appelle l'achat de certificats d'émissions). La troisième solution limite la taxe CO2 aux combustibles et la remplace par un centime climatique pour les carburants. Privilégié par Economiesuisse et les organisations routières, le centime climatique serait prélevé à l'importation et une partie des recettes serait aussi utilisée pour l'achat de certificats d'émissions à l'étranger. Le dernier modèle ne prévoit que le centime climatique sur les carburants et rien sur les combustibles; le prélèvement serait en fait de 1,6 centime. Cette solution a été critiquée par la Commission fédérale de la concurrence.