Les communes fribourgeoises du district du Lac, dont celle de Galmiz, ont diffusé hier un communiqué pour souligner leur soutien inconditionnel à l'éventuelle implantation d'un géant de la pharma américaine dans le Grand-Marais. Pour Christiane Feldmann, syndique de Morat et présidente du comité de l'Association des communes du district, il s'agit en effet d'un projet «très important pour l'ensemble de la région».

Le Temps: Le comité de l'Association des communes avait déjà fait connaître son soutien à la mise en zone de 55 hectares de terres agricoles en organisant une conférence de presse le 20 décembre dernier. Pourquoi avez-vous décidé de vous faire à nouveau entendre?

Christiane Feldmann: Depuis le 20 décembre, il y a eu plusieurs prises de position peu correctes au sujet de la mise en zone. Cela a commencé par plusieurs courriers de lecteurs dans la presse. Il y a eu ensuite la lettre de Hans Weiss à la société Amgen pour la dissuader de s'installer à Galmiz. En répétant notre appui au projet, nous voulons mettre fin au concert des voix négatives.

– Président du comité d'action opposé à toute implantation dans le Grand-Marais, Hans Weiss prétend qu'il a seulement voulu informer la direction de l'entreprise des oppositions qui existent dans la région…

– Il peut dire ce qu'il veut! C'est simplement une manœuvre pour faire renoncer l'entreprise – si c'est bien d'elle qu'il s'agit – en utilisant des informations fausses et trompeuses. Quant aux oppositions, elles existent et c'est tout à fait normal. J'ai toutefois le sentiment que la population du district est globalement acquise au projet.

– Vous ne pouvez pas nier qu'il sera difficile de compenser complètement les 55 hectares nécessaires à l'implantation de l'entreprise.

– Il faut tout d'abord savoir sur quels critères on se base, savoir quel est le temps qui sera à la disposition du canton. La compensation ne se fera pas du jour au lendemain, mais on y arrivera.

– Envisagez-vous de mener d'autres actions pour marquer votre soutien au projet?

– On va continuer de servir de porte-voix aux gens qui soutiennent l'implantation. Avec un objectif très simple: donner l'image d'une région ouverte qui met l'accent sur l'emploi.