L'humeur est à l'agacement au sein du Parti radical zurichois. Plusieurs fois en désaccord avec les positions de son camp, le conseiller national Filippo Leutenegger s'est vu retirer ses fonctions au sein du comité directeur du parti. L'ex présentateur de l'émission «Arena» et actuel chef du groupe de presse Jean Frey s'est notamment affiché aux côtés de l'UDC pour combattre, à l'inverse de son parti, la constitution cantonale soumise aux votes à la fin de février. Explications de la présidente des radicaux zurichois.

Le Temps: Pourquoi cette décision à un peu plus d'un mois des votations cantonales?

Doris Fiala: Le comité directeur doit avoir un caractère exemplaire pour que le Parti radical puissefaire valoir son unité. De ce fait, nous voulons mettre au point une règle de conduite qui devrait permettre d'éviter ce genre de problème. C'est là une condition essentielle si l'on ne veut pas perdre davantage de force. Nous avons déjà fait preuve de patience à l'égard de M. Leutenegger, mais malheureusement, il a bien trop souvent préféré les idées de l'UDC.

– Faut-il voir derrière l'attitude de Filippo Leutenegger une attaque contreß la présidente du parti?

– Cela n'a rien à voir avec un conflit personnel. J'ai été choisie pour cette place. Si Filippo Leutenegger s'est déclaré partisan de l'idée radicale, il doit se soumettre à la majorité et représenter les opinions défendues par le parti. Cela n'empêche pas des désaccords. Mais une fois une direction prise, il paraît essentiel de s'y tenir.

– La décision des radicaux zurichois est-elle irrévocable?

– Quand nous aurons présenté le code de conduite que nous entendons mettre sur pied, il appartiendra à M. Leutenegger de réagir comme il l'entend. Peut-être le fera-t-il de manière intelligente.