La Banque cantonale valaisanne offre à sa clientèle hypothécaire la possibilité de renoncer à amortir la dette durant deux ans. Pour l'établissement valaisan, il s'agit d'une mesure d'accompagnement pour aider à la relance. Trois questions à son porte-parole, membre de la direction, Jean-Yves Pannatier.

– Le Temps: Pour quelles raisons proposez-vous à votre clientèle de suspendre l'amortissement de leurs hypothèques sur les résidences primaires et secondaires alors que les banques sont plutôt en recherche de liquidités?

– Jean-Yves Pannatier: L'amortissement facultatif des hypothèques s'inscrit dans ce cadre au même titre que le crédit rénovation, le crédit Minergie ou encore le Bonus Famille. Cette gamme de prestations proposée à notre clientèle permet à la BCVs de s'adapter et d'anticiper les attentes. Autre élément à mettre en évidence: la concrétisation de notre mission à l'égard du Valais, de son économie et de ses habitants. Avec cette dynamique en matière de produits ou de prestations, la BCVs contribue soit à favoriser la relance lors de périodes conjoncturelles moins favorables ou soit à renforcer la croissance lors de périodes de meilleure conjoncture.

S'agissant des liquidités, il convient de noter la progression marquée des dépôts de la clientèle. Au 31 décembre 2001, la BCVs enregistrait une augmentation de 5,9% (+236 millions de francs) à 4,241 milliards de francs. Au 30 juin dernier, cette progression se poursuivait pour atteindre 4,270 milliards de francs.

– Quel volume de prêts cette opération concerne-t-elle? La banque est finalement gagnante en termes d'intérêts?

– L'amortissement facultatif s'adresse aux personnes physiques propriétaires de résidences primaires et secondaires. En terme de potentialité, cette opération touche entre le 5 et le 10% du montant total de nos avances à la clientèle. Cette action, au-delà de la relance économique, se caractérise surtout par une plus grande souplesse laissée à la clientèle dans la gestion de ses engagements bancaires.

– Comment la clientèle réagit-elle?

– C'est la troisième fois que la Banque Cantonale du Valais propose cette possibilité à la clientèle. A chaque fois, le nombre important de souscriptions confirme le souhait réitéré de la clientèle de disposer de plus de souplesse dans la gestion de son crédit hypothécaire. Et compte tenu du climat conjoncturel, cette offre peut aussi constituer «un bol d'air» bienvenu.