Une semaine après l'annonce du projet de fusion des promotions économiques exogènes de Neuchâtel, Vaud et Genève (Le Temps du 12 décembre), le chef de l'Economie publique neuchâteloise, Bernard Soguel, réorganise sa promotion endogène. Il concentre différents organismes décentralisés au sein de son service économique et annonce la création de parcs technologiques et scientifiques à Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds.

Le Temps: Renforcez-vous votre promotion endogène parce que vous craignez des effets négatifs de la fusion des promotions exogènes de Neuchâtel, Vaud et Genève?

Bernard Soguel: Pas du tout. L'économie globale influence aussi l'économie neuchâteloise et nous devons nous y adapter.

– Votre réforme tire-t-elle implicitement un trait sur l'ère Matthey-Dobler à la tête de la promotion économique?

– Non. Mes prédécesseurs Pierre Dubois et Francis Matthey ont su, depuis plus de vingt ans, réaliser les adaptations nécessaires. C'est pour cela que l'économie neuchâteloise est toujours debout. Mais l'évolution est de plus en plus rapide et il faut constamment mettre en valeur notre savoir-faire et la qualité exceptionnelle de notre recherche.

– Votre grand projet: créer deux parcs technologiques.

– L'un à Neuchâtel, dans le quartier de la Maladière, sur le site du CSEM, le Centre suisse d'électronique et de microtechnique, l'autre aux Eplatures, entre La Chaux-de-Fonds et Le Locle, près de l'aéroport, avec une qualité urbanistique qui sortira de l'ordinaire. Ils seront les incubateurs du système, entretiendront les liens avec l'EPFL, les instituts de recherche et les entreprises, accompagneront le lancement de nouvelles entreprises. L'interface école-recherche-économie constitue le nouveau pilier des activités de promotion du canton. Le double choix de Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds renforce de surcroît l'équilibre des implantations entre les régions.

– Pourquoi centraliser toutes les activités liées à la promotion économique?

– Jusqu'ici décentralisées, les différentes institutions ont certes bien fonctionné, mais leur efficacité a été handicapée par la dispersion des ressources et la redondance d'activités. Un regroupement permet d'être plus efficace, à moindre coût. L'Etat économisera un million. Mais la promotion aura davantage de moyens, grâce aux partenariats prévus au sein des parcs technologiques.