La finale nationale de la race d’Hérens pour les amateurs de combats de reines, c’est l’équivalent de la finale de la Ligue des champions pour les adeptes de ballon rond: une apothéose. Les joutes consacrent, chaque année dans les arènes de Pra Bardy à Sion, la meilleure bête du pays. Ce week-end, elles seront plus de 200 à se battre pour décrocher le titre de reine nationale.

«Ces combats font partie des traditions cantonales. C’est dans nos gènes», explique Benoît Berguerand, le vice-président de la Fédération suisse d’élevage de la race d’Hérens, qui célébrera son centenaire l’an prochain. Ils sont aussi dans l’ADN de la race d’Hérens, qui représente moins de 1% du cheptel suisse. Le combat est instinctif chez les bêtes. «Elles se battent pour définir une hiérarchie, souligne Benoît Berguerand. Pour elles, il s’agit de défendre leur herbe.