L'actuel président des radicaux valaisans Claude Roch a été désigné samedi par l'assemblée du parti comme candidat à la succession de Serge Sierro au gouvernement cantonal. Ancienne présidente du parti, Cilette Cretton l'a très mal pris et a décidé d'assumer toute seule le pari dont la plupart de ses coreligionnaires ne voulaient pas entendre parler: elle se présentera malgré tout à l'élection du 4 mars.

Lors de l'assemblée qui s'est déroulée à Charrat, une écrasante majorité des quelque 500 radicaux présents a renoncé à tabler sur deux candidats. A dix contre un, ils n'ont pas suivi ceux qui recommandaient d'offrir un choix aux électeurs.

L'occasion était pourtant bonne d'être le premier parti du canton à placer une femme au gouvernement, plaidait Cilette Cretton. Selon elle, le parti n'aurait pas pris de risque en jouant sur un double ticket: d'une part le PDC et le PS se limitent à faire réélire leurs candidats, d'autre part une double candidature n'aurait fait de l'ombre à personne puisque le conseiller d'Etat radical Serge Sierro ne se représente pas.

Mais les radicaux valaisans n'ont pas voulu de cette audace. Ils ont opté pour le président de la commune de Port-Valais, Claude Roch, par ailleurs sous-directeur responsable des finances chez Nestlé.

Cilette Cretton ne va pas déposer sa liste dans un esprit de dissidence. Mais elle ne part pas en campagne perdante. Rédactrice en chef de L'Educateur, elle pense être bien placée pour reprendre le Département cantonal de l'éducation qu'abandonne Serge Sierro. Présidente durant quatre ans du parti cantonal, Cilette Cretton a siégé douze ans au Grand Conseil. Elle s'est également mise deux fois à disposition du parti sur une liste pour les élections au Conseil des Etats. Ce week-end, elle cherchait des parrains afin de pouvoir déposer sa liste avant l'échéance fixée lundi à 17 h.

LT