S'il subsistait la moindre ambiguïté sur le soutien que le Parti radical est prêt à accorder aux accords bilatéraux, il est désormais levé. Le parti s'était déjà prononcé en leur faveur et le vote exprimé samedi lors de l'assemblée des délégués à Pfäffikon (SZ) était une simple confirmation. Mais celle-ci a pris l'allure d'un véritable plébiscite, seules trois personnes sur cent septante exprimant une opposition ou un doute. L'assemblée n'a pas eu besoin pour cela des propos très convaincants de l'ancien secrétaire d'Etat Jakob Kellenberger. Le négociateur en chef des bilatérales a notamment insisté sur l'importance des mécanismes de sauvegarde dans le domaine de la libre circulation des personnes et sur le déséquilibre, en faveur de la Suisse, de l'accord conclu avec l'Union européenne.

Cela n'empêche pas Pascal Couchepin de demeurer très prudent, à 42 jours de la votation. Malgré des sondages positifs, le chef du Département de l'économie n'exclut pas une mauvaise surprise dans les derniers jours de la campagne. Il a redit avec force que le Conseil fédéral n'interpréterait pas le résultat du vote, même s'il devait dépasser ses espérances, comme une invitation à faire autre chose que la mise en œuvre des accords bilatéraux. Le ministre s'est bien gardé d'évoquer à nouveau un moratoire ou un calendrier. En affirmant qu'il faut savoir donner du temps au temps, il précise que l'essentiel sur le plan politique est de savoir garder sa liberté.