Le Parti radical entend se positionner en défenseur et promoteur de la formation et de la recherche dans le contexte de la campagne pour les élections fédérales du 19 octobre. Face à la coalition de l'immobilisme – c'est-à-dire le PS et une partie de l'UDC – qui cherche régulièrement à imposer des moratoires, les radicaux, assure la conseillère nationale zurichoise Trix Heberlein, veulent s'engager en faveur de la croissance en développant la recherche et en améliorant la formation.

Les radicaux, ainsi qu'ils l'ont précisé mardi devant la presse à Berne, attachent autant de poids à une amélioration des structures et des conditions-cadres favorables à l'innovation qu'aux moyens budgétaires, sans négliger les critères éthiques en fonction desquels la recherche doit se développer. Avec cinq papiers de position et vingt-cinq interventions parlementaires, le groupe radical aux Chambres fédérales s'est déjà beaucoup investi au cours de la présente législature, a pour sa part relevé le conseiller national bâlois Johannes Randegger. Il s'est notamment beaucoup impliqué dans le domaine de la formation professionnelle. Favorables au processus de réforme des HES, les radicaux souhaitent que le système de financement de la formation, de la recherche et de la technologie soit plus orienté vers la concurrence et que tout ce domaine soit mieux concentré aux niveaux politique et administratif.

Défis à relever pour l'école

La Suisse, postule encore Johannes Randegger, doit devenir le haut lieu de la recherche en génie génétique et dans le secteur biomédical. Il faudra pour cela écarter toutes les volontés d'interdictions générales dans le domaine du génie génétique et en premier lieu combattre énergiquement l'initiative populaire en cours de récolte de signatures. Il faudra également mettre rapidement en œuvre la Gen-Lex pour donner un cadre adapté aux essais de dissémination à des fins de recherche. Dans les discussions qui s'annoncent pour les mois à venir, le groupe radical s'engagera notamment pour le développement des cellules souches embryonnaires à des fins de recherche et pour le diagnostic préimplantatoire, ainsi que contre une réglementation trop restrictive de la médecine de transplantation.

Les radicaux insistent par ailleurs sur les défis que doit relever l'école, à commencer par une amélioration de l'apprentissage de la lecture et une revalorisation de la voie professionnelle. La députée neuchâteloise, Marie-Laure Béguin, propose enfin une initiation au suisse allemand, en fin de scolarité obligatoire, qui apporte au moins certaines explications sur les mécanismes et la logique des dialectes.