L’affaire du radium dans l’Arc jurassien prend de l’ampleur. Ce sont aujourd’hui quelque 500 bâtiments qui sont potentiellement contaminés avec cette substance radioactive utilisée dans les ateliers d’horlogerie, selon une estimation de l’OFSP.

Une première liste publiée en juin lorsque cette affaire a éclaté faisait état de 91 adresses de bâtiments suspects. Mais le nombre d’appartements qui auraient abrité d’anciens ateliers d’horlogerie utilisant du radium jusqu’au début des années 60 n’a depuis cessé d’augmenter.

«On estime à 500 le nombre de bâtiments concernés», a indiqué lors d’une conférence de presse mardi à Bienne Sébastien Baechler, responsable de la division radioprotection à l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Cette hausse s’explique notamment par des annonces spontanées de particuliers et les recherches de la Suva.

Sébastien Baechler n’a pas exclu que ce nombre puisse augmenter. Le responsable de la division radioprotection à l’OFSP n’a pas donné de détails sur la localisation géographique des bâtiments qui devront être examinés. Seule certitude, Bienne est la ville la plus touchée.

Plan d’action

La Confédération élabore actuellement un plan d’action 2015-2019 dont l’objectif est d’examiner les sites potentiellement contaminés et de procéder à un assainissement si cela s’avère nécessaire. A Bienne, le coût de l’assainissement d’une maison individuelle s’est élevé à 50’000 francs.

«Nous sommes en train de préparer une demande de financement au Conseil fédéral», a précisé Sébastien Baechler. Lors de sa séance du mois de septembre, la commission fédérale de radioprotection a évoqué une possible participation financière de la Fédération horlogère, a ajouté M. Baechler.