Assis en tribune à côté de sa femme, l’homme regarde ses deux filles participer à un concours hippique à Crans-Montana. En cet après-midi de juillet 2019, Radovan Vitek est un père de famille comme un autre, soucieux d’encourager ses enfants, lui qui a toujours pensé que le sport de compétition représentait la plus formidable école de vie. Pourtant, dans la station valaisanne, le milliardaire tchèque n’est pas n’importe qui. Peu de gens le reconnaissent dans la rue, mais tout le monde sait qui il est: l’actionnaire majoritaire des Remontées mécaniques de Crans-Montana Aminona (CMA), le poumon économique du Haut-Plateau. Un homme d’affaires puissant, capable de tout, comme lorsqu’il ordonne en avril 2018, en plein boom des vacances de Pâques et alors que la station est remplie de touristes, la fermeture du domaine skiable en raison d’un conflit financier avec les trois communes de Crans-Montana, Icogne et Lens.