-16 septembre: Le cinéaste franco-polonais Roman Polanski se rend de Paris à Vienne pour assister à la reprise de la comédie musicale inspirée de son film «Danse des vampires».

-21 septembre: L’Office fédéral de la justice (OFJ) envoie un fax à Washington avec la mention «Urgent». Il souhaite vérifier si le mandat d’arrêt contre Roman Polanski est toujours valable.

-23 septembre: Les autorités américaines confirment avec la transmission d’une demande d’arrestation explicite pour une extradition. Un mandat d’arrêt américain contre Roman Polanski existe depuis 1978. Les autorités américaines reprochent à Roman Polanski des actes d’ordre sexuel avec des enfants, dans un cas ayant impliqué une mineure de 13 ans, en 1977 à Los Angeles.

-25 septembre: La conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf est informée de l’arrestation imminente du cinéaste.

-26 septembre: Roman Polanski, en provenance de Vienne, est arrêté à l’aéroport de Zurich. Il était l’invité d’honneur du Festival du film de Zurich qui voulait lui décerner un prix pour son oeuvre. Il est placé en détention provisoire en vue d’extradition.

-29 septembre: Roman Polanski dépose un recours contre le mandat d’arrêt aux fins d’extradition délivré par l’Office fédéral de la justice.

-6 octobre: L’Office fédéral de la justice s’oppose à la remise en liberté provisoire.

-16 octobre: Le cinéaste est hospitalisé pour deux jours à l’hôpital universitaire de Zurich pour une maladie antérieure à son arrestation en Suisse.

-20 octobre: Le Tribunal pénal fédéral à Bellinzone déboute le cinéaste et refuse à son tour la mise en liberté provisoire, estimant le risque de fuite trop grand, tant en raison des moyens dont il dispose que de sa motivation. Le TPF ne veut pas du chalet de la vedette, situé à Gstaad, comme caution.

-21 octobre: L’agence de presse AP, citant un échange de mails interne, révèle que les autorités judiciaires des Etats-Unis ont renoncé à demander l’extradition de Roman Polanski à l’Autriche, car elles ne savaient pas si les autorités autrichiennes «allaient se montrer bien disposées». Elles ont préféré confier l’arrestation de Roman Polanski aux autorités suisses.

-23 octobre: L’Office fédéral de la justice annonce qu’il a reçu le soir précédent une demande formelle d’extradition par le biais de l’Ambassade des Etats-Unis à Berne. Le canton de Zurich est chargé de notifier cette demande à Roman Polanski, qui peut faire ses observations au sujet de la demande. L’OFJ décidera ensuite de l’extradition. La décision peut être contestée devant le Tribunal pénal fédéral, puis devant le Tribunal fédéral à Lausanne.

- 25 novembre: Le Tribunal pénal fédéral (TPF) a pris la décision de permettre à Roman Polanski de recouvrer la liberté contre une caution de 4,5 millions de francs suisses. Il serait en outre contraint à déposer ses papiers d’identité et à porter un bracelet électronique. C.C