Selon un rapport de la Confédération, Securitas a laissé patrouiller des agents engagés par une entreprise tierce pour assurer la sécurité dans certains trains régionaux du réseau zurichois.

Ces personnes, majoritairement d’Allemagne, avaient des antécédents judiciaires et n’étaient pas autorisées à travailler dans leur pays. Securitas a délibérément violé les règles en vigueur, souligne le document de l’Office fédéral des transports (OFT), dévoilé mercredi par la «Berner Zeitung».

Début 2010, les CFF avaient attribué le contrat pour assurer la sécurité du réseau zurichois à l’entreprise Securitas. Mais en 2012, l’OFT a décidé que la société privée n’était pas autorisée à sous-traiter un contrat à une entreprise tierce sans son accord.

Après des informations relayées par plusieurs médias, la Confédération apprend que Securitas n’a pas tenu compte de ces nouvelles consignes. Elle décide fin janvier d’ouvrir une procédure de surveillance.

Pour rappel, les agents chargés de la sécurité dans les trains et gares assument des charges qui reviennent en principe à l’Etat: ils peuvent arrêter des personnes, les contrôler, voire les tenir éloignées d’un certain périmètre.

Les sociétés sous-traitées doivent également avoir leur siège en Suisse et être dirigées majoritairement par des Suisses. Un point que l’entreprise tierce ne respectait pas non plus, puisque son directeur était Allemand et que les employés étaient pour la plupart également Allemands.