Il était presque aussi attendu que le verdict sur le voyage d’Abu Dhabi. L’essentiel du rapport d’expertise sur le style de gouvernance propre à Pierre Maudet et les souffrances endurées par les cadres ou collaborateurs du micro-département du Développement économique (DDE) a été rendu public ce mercredi. Les conclusions de l’ancien juge fédéral Jean Fonjallaz sont sévères et évoquent «une crise extraordinairement grave», certes imputable à plusieurs facteurs, mais qui résulte surtout de la conduite de ce chef trop intransigeant et envahissant.

Le conseiller d’Etat, désormais démissionnaire et en pleine campagne pour sa réélection, s’est montré autoritaire et exigeant sans jamais chercher l’adhésion à ses décisions, ni faire preuve d’empathie à l’égard des personnes mises sous pression et déplacées sans considération. Une sorte de gestion par le désordre et l’agitation permanente. Fort de ce constat et des recommandations qui déconseillent tout retour à la situation antérieure, le Conseil d’Etat ne rend pas les clés de son dicastère au ministre exilé.