Dans un communiqué appelant à une «action mondiale», le syndicat du Bureau international du travail (BIT), le secrétariat de l’OIT dont le siège est à Genève, demande à l’organisation de «mettre en pratique ce qu’elle prêche dans le monde».

«Alors que nous, le personnel et les chercheurs de l’OIT, écrivons et voyageons dans le monde entier pour promouvoir le dialogue comme réponse à la crise financière mondiale, ici (à l’OIT), chez nous nos propres droits sont érodés», souligne le syndicat. Syndicat et direction du personnel divergent quant aux procédures de recrutement et sélection, les représentants des employés critiquant une utilisation croissante des contrats à court terme notamment.

Le syndicat a décidé de convoquer une réunion générale mercredi face au blocage de discussions avec le secrétariat de l’OIT sur ces questions. «Un certain nombre d’actions vont être menées, certains ont déjà voté la grève, d’autres auront des actions peut-être moindres mais il est clair que le mécontentement et cette action seront globaux et mondiaux», a déclaré la vice-présidente du syndicat, Catherine Comte, à la radio suisse.

Dans un communiqué, le BIT a souligné qu’il était la seule organisation onusienne à avoir conclu un accord sur le droit à la négociation collective. Conclu en 2000, l’accord avait une validité initiale de deux ans. «Depuis 2002, et malgré de nombreuses réunions et la constitution de plusieurs groupes de travail, il n’a pas été possible de parvenir à renégocier cet accord», explique le BIT. «L’Administration souhaiterait se donner encore une année pour tenter une négociation», ajoute-t-il.

L’OIT est un organe tripartite de l’ONU composée de représentants des employeurs, des Etats et des travailleurs venant des 183 Etats membres. Son secrétariat, le BIT, emploie 2800 personnes.