«Faciliter l’accès à l’avortement» et «aider les femmes»: voici les arguments qui ont été présentés cet été à Emilie, trentenaire lausannoise, pour la convaincre de signer l’initiative «La nuit porte conseil», émanant de l’UDC. De son côté, Adrien se baladait sur la plaine de Plainpalais, à Genève, lorsqu’on lui a proposé d’offrir un «soutien psychologique aux femmes souhaitant avorter» en signant le même texte. Des arguments biaisés voire fallacieux qui avaient déjà été dénoncés début juillet dans la presse par des membres de la Grève féministe vaudoise. «C’est du pur mensonge et je trouve grave, vu le contexte actuel autour de l’avortement, que certains initiants masquent leurs intentions en tentant d’induire le citoyen en erreur», lâche Emilie, choquée et en colère.