Dans les trains, les halls de gare, les magasins, lors d’un retrait d’argent ou sous un abribus: la vidéosurveillance s’est multipliée dans l’espace public. En parallèle, les technologies de reconnaissance faciale, qui permettent d’identifier une personne sur une image à l’aide de quelques traits en la comparant à une base de données, ne cessent de se perfectionner. Pour les pouvoirs publics, ces images, souvent capturées par des sociétés privées, représentent une manne potentielle d’informations. Leur existence soulève la question de l’utilisation de données particulièrement sensibles par les autorités, et leur encadrement, jugé le plus souvent lacunaire.