Les deux familles demandaient des dispenses pour l’école enfantine et l’école primaire. Le gouvernement a finalement donné raison aux autorités scolaires qui ont refusé une dispense générale, a indiqué vendredi l’exécutif bâlois.

Pour le gouvernement, les cours d’éducation sexuelle disposent d’une base légale suffisante. Il y a un intérêt public à ces cours, notamment de protéger les enfants contre les agressions sexuelles et de les sensibiliser aux aspects de la sexualité liés à la santé.

Pas de dispensation

Les parents peuvent faire recours contre la décision du gouvernement auprès du tribunal administratif de Bâle-Ville. Une dispense pendant la procédure a déjà été refusée par le Tribunal fédéral.

L’éducation sexuelle à l’école a provoqué des remous à Bâle- Ville. Un comité de parents s’est constitué pour lancer une initiative populaire fédérale visant à interdire «la sexualisation à l’école». La récolte de signatures a toutefois dû être interrompue.

Condamnation

Le comité a en effet découvert trois jours après le lancement de l’initiative qu’un des principaux initiants, Benjamin Spühler, avait été condamné pour actes sexuels sur mineure dans les années 1990. A la demande des autres membres, il a quitté le comité.

La liste des membres d’un comité ne peut plus être modifiée après le lancement d’une initiative. Les initiants ont donc dû déposer leur initiative à la Chancellerie fédérale avec une seule signature pour pouvoir repartir sur de nouvelles bases.

Les initiants ont lancé une nouvelle initiative dont le texte est identique à l’ancien. Il a été publié en juin dans la Feuille fédérale. L’initiative veut interdire toute éducation sexuelle à l’école avant que les enfants aient atteint l’âge de 9 ans.