La séparation des pouvoirs est un fondement sacré de la démocratie helvétique. Dans l'article du samedi 20 novembre consacré à l'affaire Paul Grossrieder, une mauvaise interprétation des faits a pu faire croire le contraire. En effet, le Conseil d'Etat fribourgeois n'est pas concerné par la question des dommages et intérêts réclamés par l'ex-brigadier. Le Tribunal fédéral a en effet cassé une décision de la Chambre pénale du canton de Fribourg. Celle-ci avait accordé à Paul Grossrieder 163 309 francs de dommages et intérêts, dont 19 000 francs pour tort moral, ainsi que 112 000 francs pour ses frais d'avocat. C'est donc bien le Tribunal cantonal et non le gouvernement qui devra revoir ces montants à la hausse.