La discussion autour de la hausse de la redevance radio-TV a tourné court vendredi lors des entretiens de la maison de Watteville entre les partis gouvernementaux et le Conseil fédéral. On s'y attendait d'ailleurs (LT du 17.11.06).

D'une part, le ministre en charge du dossier, Moritz Leuenberger, était absent, retenu par son voyage en Afrique. D'autre part, «cette affaire est de la compétence du Conseil fédéral, il n'y a donc pas lieu de mener une discussion politique», résume le président du Parti radical, Fulvio Pelli.

Monsieur Prix perplexe

Les partis gouvernementaux se sont contentés de prendre connaissance d'un rapport écrit du Conseil fédéral, dans lequel la revendication de la SSR est exposée. Le diffuseur national réclame 72 millions supplémentaires, ce qui correspond à une augmentation théorique de 6,2%. La nouvelle loi stipule par ailleurs que les diffuseurs privés recevront à l'avenir 4% des recettes totales de la redevance, au lieu de 1% par le passé.

C'est sur cette base que le département de Moritz Leuenberger devra présenter une proposition d'adaptation de la redevance au Conseil fédéral, ce qui sera fait au début de l'an prochain. Le gouvernement tranchera en février.

Le surveillant des prix a déjà émis un avis plus nuancé. Selon L'Hebdo et le Blick, il proposerait de plafonner la hausse à 2,4%, mais assortit sa prise de position d'une série de recommandations, comme l'extension du nombre de ménages soumis à la redevance.