Schengen
AbonnéLancé cet automne, le référendum contre l’augmentation de 24 à 61 millions de francs du soutien de la Suisse à l’agence européenne Frontex peine à décoller. Il reste un mois aux opposants pour récolter l’essentiel des paraphes
Lancé cet automne par plusieurs organisations de défense des migrants, le référendum contre l’augmentation de la contribution suisse à Frontex voit ses chances d’aboutir s’amenuiser. S’il dispose de 10 000 signatures à ce jour, il lui reste à en trouver 40 000 d’ici un mois. En octobre, le parlement avait adopté le passage du soutien de la Confédération à l’agence européenne de garde-frontières de 24 à 65 millions de francs d’ici six ans. Cette décision suit la volonté de l’Union européenne de renforcer les contrôles aux frontières extérieures de l’espace Schengen, en particulier dans les Balkans, sur la Méditerranée et à l’est de l’UE. Outre l’augmentation du budget de Frontex, qui pourrait atteindre jusqu’à 11 milliards d’euros, les Etats membres de l’UE prévoient la création d’un contingent permanent de 10 000 agents d’ici à 2027.