La nouvelle réforme des retraites prend corps, pour le premier comme pour le deuxième pilier. Après l’échec de la Prévoyance vieillesse 2020 (PV 2020) en 2017, Alain Berset a scindé le paquet en deux parties. D’un côté, il a mis en consultation un nouveau projet AVS 21. De l’autre, il a annoncé que les questions liées au deuxième pilier seraient rediscutées avec les partenaires sociaux. Ceux-ci se sont réunis. Trois sur quatre ont trouvé un accord, qu’ils ont présenté mardi. Le quatrième, l’Union suisse des arts et métiers (USAM), avance en solo.

L’Union patronale suisse (UPS), l’Union syndicale suisse (USS) et Travail.Suisse se sont entendus autour d’une formule commune. Le principal enjeu, qui était aussi au cœur de PV 2020 et de la précédente révision de la LPP rejetée en 2010, est la baisse du taux de conversion du capital accumulé en rentes annuelles. Les trois partenaires se disent d’accord de l’abaisser de 6,8 à 6% en une seule étape. Concrètement, un capital de deuxième pilier de 100 000 francs donnera droit à un revenu annuel de 6000 francs au lieu de 6800 francs.