La réforme du financement hospitalier arrive à bout touchant. Les deux conseils se sont mis d'accord sur un modèle destiné à assurer un traitement égal aux hôpitaux publics et aux privés au bénéfice de mandats de prestation. Ils ont prévu une libre circulation des patients entre les différents hôpitaux agréés de tout le pays, avec toutefois un bémol: les traitements ne seront remboursés qu'au prix du canton d'origine.

Restent deux points de divergence dont l'un touche un nerf particulièrement sensible: la répartition de l'ardoise entre les cantons et les caisses. Le National veut fixer la participation minimale des premiers à 55%. Les Etats ont persisté hier à préférer une fourchette: 55% en principe, 45% pour les cantons où les primes sont inférieures à la moyenne nationale.

Le suspense continue donc, et il risque de ne prendre fin qu'à la fin du mois. Si le National s'entête aussi, il faudra convoquer une conférence de conciliation dont l'échec signifierait la liquidation d'un projet dont la - pénible - élaboration dure depuis plus de sept ans.

La compensation des risques entre caisses doit être améliorée. A l'âge et au sexe, les Etats veulent ajouter la prise en compte des hospitalisations intervenues dans l'année écoulée. Le National souhaitait aussi prendre en compte un facteur de morbidité. Trop long à élaborer, maintiennent les Etats. Qui chargent toutefois le Conseil fédéral d'étudier le moyen d'introduire un tel facteur à terme.