Pierre Mauroy, l'ancien premier ministre socialiste français, était à Genève mercredi et jeudi, où il présidait la Mission opérationnelle transfrontalière (MOT). Créée en 1997, cette plate-forme, qui rassemble les collectivités françaises et leurs vis-à-vis étrangers impliqués dans une coopération transfrontalière, tenait son assemblée générale. Avec 2970 km de frontières terrestres, la France développe avec chacun des huit pays limitrophes d'importantes relations de voisinage.

L'objectif de la MOT est de fournir une aide opérationnelle et technique aux porteurs de projets transfrontaliers. Mis en réseau, les acteurs échangent leurs expériences afin de résoudre des problèmes similaires, découlant souvent de législations et d'autorités différentes. Impliqué dans les relations avec la Belgique, en tant que président de la Communauté urbaine lilloise, Pierre Mauroy est confronté au manque de pouvoir de décision des organismes transfrontaliers. Mais il a assuré que cela allait changer: «La coopération transfrontalière va passer la vitesse supérieure. Elle sera structurée.» Avant la fin de l'année, la France va créer le «district européen», qui permettra le regroupement de collectivités transfrontalières.

Entre la France et la Suisse, les échanges se développeront surtout grâce à l'extension de l'accord de Karlsruhe, qui entrera en vigueur dès le 1er juillet. Il permettra à des entités franco-suisses de mener des projets au sein d'un groupement local de coopération transfrontalière.