Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
30 novembre 2017 à berne.
© PETER SCHNEIDER/Keystone

politique

Relève politique: une génération sans révélation évidente

A mi-législature des Chambres fédérales, aucun nouvel élu ne s’est rendu incontournable. Mais des espoirs émergent

C’était le raz de marée en 2015. Sur 246 parlementaires, soixante nouveaux ont franchi les portes du parlement fédéral pour la première fois il y a deux ans. A mi-législature, certains s’affirment avec des qualités que leurs pairs leur reconnaissent.

A ce jeu-là, forcément subjectif, deux nouveaux sortent du lot. La conseillère nationale Mattea Meyer (PS/ZH), «véritable moteur diesel», selon un camarade, a su apprivoiser l’austère Commission des finances pour y devenir une voix respectée. A 30 ans, cette jeune maman, produit de la Jeunesse socialiste, reçoit des louanges jusque dans les rangs de l’UDC: «Elle a une grande présence et sait se positionner.»


GRAPHIQUE. Explorez notre rating 2017 des parlementaires

file6xvmqbr36s4soxt5kjm.png 


Autre espoir, Manfred Bühler (UDC/BE), 38 ans, est parvenu à se profiler avec intelligence sur les dossiers phares de son parti. «Il est compétent, sympa et capable de nuances», reconnaît l’un de ses adversaires politiques. Seul problème pour son parti: l’avocat de Cortébert vise davantage une carrière cantonale que fédérale.

Lire aussi: Même le PDC découvre l’homogénéité

Ayant accédé rapidement à la vice-présidence de leur parti respectif, Philippe Nantermod (PLR/VS) et Lisa Mazzone (Verts/GE) ont trouvé leur place sur le plan fédéral. Le Valaisan est apprécié au sein de son groupe mais il doit encore «apprendre à se canaliser et être capable de nuances», relèvent des anciens. La seconde, fortement sollicitée par les médias, court le risque d’agacer à terme. «Elle est porte-parole de tout, mais spécialiste de rien», lâche-t-on à gauche. Le conseiller national Thierry Burkart (PLR/AG) sort également de la mêlée. Très visible, il incarne la nouvelle aile ultralibérale du PLR.

Le conseiller national Laurent Wehrli (PLR/VD) et le sénateur Erich Ettlin (PDC/OW) sont vus comme des bûcheurs. Le syndic de Montreux ne déroge pas à son credo – pour le congé paternité par exemple – sans pour autant froisser son parti. Ce n’est pas un hasard s’il incarne aujourd’hui en Suisse romande la campagne contre l’initiative «No Billag». Erich Ettlin fait preuve d’une force de proposition remarquée, que ce soit sur la santé ou sur la cyberdéfense.

Deux personnalités sont encore évoquées pour leur activisme dans les coulisses de la politique fédérale. Le directeur de l’USAM Hans-Ulrich Bigler (PLR/ZH) pèse sur les questions économiques. Mais il ne semble pas à la hauteur des grandes espérances placées en lui. Cordialement détestée par nombre de ses pairs, Magdalena Martullo-Blocher (UDC/GR) est invisible en plénum, contrairement à son paternel. Elle existe en revanche en commission et dans les milieux économiques. «Totalement surfaite!» lâche un adversaire.

Publicité
Publicité

La dernière vidéo suisse

Des gilets à 3000 francs pour l'armée suisse? Le débat divise le parlement

Le Conseil national a refusé de suivre l'avis du Conseil des Etats. Celui-ci voulait réduire de moitié la facture des nouveaux gilets de l'armée suisse. Il a été convaincu par les arguments du chef du DDPS, Guy Parmelin. La question reste donc en suspens.

Des gilets à 3000 francs pour l'armée suisse? Le débat divise le parlement

n/a