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Rémy Pagani cède sa place en ville de Genève

Mis en prévention dans l’affaire des notes de frais, le conseiller administratif, figure de l’extrême gauche genevoise, renonce à briguer un quatrième mandat en 2020

Le doute planait depuis plusieurs semaines. Après avoir longuement hésité, le conseiller administratif Rémy Pagani a annoncé, mercredi, qu’il ne se représenterait pas aux élections municipales de 2020. Le magistrat d’Ensemble à gauche, à la tête du Département des constructions et de l’aménagement depuis 2007, renonce à demander à son parti une dérogation pour un quatrième mandat. Mais avait-il le choix?

Dernièrement, l’avenir de Rémy Pagani, figure tutélaire de l’extrême gauche genevoise, s’est assombri. Mis en prévention dans l’affaire des notes de frais tout comme son collègue PDC Guillaume Barazzone, chahuté par le Conseil municipal pour sa Fondation Genève Cité refuge créée en catimini, le magistrat a paru de plus en plus acculé. Certains membres de son propre parti, SolidaritéS, l’encourageant même à renoncer. C’est toutefois l’assurance d’une relève prometteuse qui l’a convaincu de céder sa place, affirme-t-il dans un texte publié mercredi sur Facebook et dans la Tribune de Genève.