La conseillère fédérale a annoncé samedi être disposée à discuter avec les deux présidents des Chambres fédérales ainsi qu’avec les commissions concernées du moment où devront être détruits les documents controversés. Cette rencontre «doit se faire le plus vite possible», a répété mardi son porte-parole Guido Balmer, tout en refusant de donner une date précise.

De même, a-t-il dit, il est dans l’intérêt du Conseil fédéral de clarifier le plus rapidement possible la position de l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA) à ce sujet. Le gouvernement aimerait que cette dernière précise si elle exige la destruction immédiate des documents, qui constitueraient des plans pour une bombe atomique, ou si elle est prête à attendre la fin de la procédure à l’encontre de la famille Tinner.

En juin, le Conseil fédéral avait interprété une première prise de position de l’AIEA comme un ordre de destruction immédiat. En revanche, pour la délégation des commissions de gestion, les documents ne doivent être éliminés qu’à l’issue de la procédure, ce qui serait conforme aux droits de l’homme, a rappelé l’un de ses membres, le conseiller aux Etats Hansruedi Stadler (PDC/UR).

Se refusant également à donner la date de la rencontre avec Mme Widmer-Schlumpf, M. Stadler s’est contenté de dire que «certaines questions ne peuvent pas attendre la fin des vacances d’été». M. Balmer annonce pour sa part que le Département fédéral de justice et police communiquera à l’issue des pourparlers.