Cet ingénieur agronome, admirateur de Jean Jaurès, est un «austère qui sait se marrer», comme dirait Lionel Jospin. Car Soguel, chaleureux en privé, use d'un ton cassant au parlement cantonal où il siège depuis 1989. Féru de culture et membre de multiples associations, c'est un homme suroccupé. A se demander, d'ailleurs, comment il trouve le temps de faire de la politique. Quand il s'engage, on peut compter sur lui disent ses partisans et même ses détracteurs. Après avoir hanté les coulisses du pouvoir et essuyé une claque lors des fédérales de 1989, il s'est retrouvé candidat à la succession de Francis Matthey un peu par défaut quand Didier Berberat a renoncé à se lancer dans la course. Sera-ce suffisant pour obtenir le soutien franc et massif des socialistes des Montagnes?