Le président sortant a été réélu par deux tiers des militants venus assister au congrès du parti ce samedi à Vernier. Défait, son challenger Alberto Velasco s’est cependant dit surpris et satisfait de son score.

La victoire de René Longet était attendue. Certains s’attendaient même à ce qu’elle soit bien plus écrasante. Le maire d’Onex, a été confortablement reconduit dans ses fonctions pour deux ans, en remportant l’élection face au constituant Alberto Velasco par 154 voix contre 76.

En guise de feuille de route pour son futur mandat, René Longet a fait voter à l’assemblée une résolution dans laquelle il s’engage à rapprocher le parti des milieux populaires en mettant l’accent le social. Au menu, quatre priorités: l’emploi, l’assurance maladie, le logement et les retraites. Un présence accrue et régulière dans les quartiers, des liens renforcés avec les associations et une communication « plus agressive et émotionnelle » sont aussi au programme. Cette stratégie a été validée par les militants. Ils veulent croire qu’elle permettra au parti d’en finir avec l’interminable érosion électorale qu’il subit depuis 12 ans, et qui s’est soldée, en novembre dernier, par la perte d’un fauteuil au Conseil d’Etat.

Alberto Velasco a pour sa part appelé le parti «à se ressaisir» face à cette débâcle. Dénonçant la mollesse du PS, il a plaidé pour une direction «qui cesse d’être insipide et politiquement correcte», capable de prendre des risques et des positions tranchées sur l’économie ou la libre circulation notamment. Un discours qui a séduit un tiers des militants présents. Alberto Velasco n’en attendait pas tant. Il a décliné la proposition de René Longet de rejoindre le comité directeur du parti, pour «intégrer un groupe de réflexion indépendant». Celui-ci se chargera «de veiller à ce que la direction se donne bien les moyens d’atteindre les objectifs qu’elle vise», prévient-il.