C’est avant tout un passage obligé. De la même manière qu’il est presque impossible de traverser Lausanne sans emprunter le Grand-Pont, il était devenu impossible pour la ville de ne pas rénover le vénérable ouvrage, et ses 19 arches, qui relie Bel-Air et Saint-François depuis 1844. Afin de pallier des dégradations, ainsi qu’une étanchéité défectueuse, mais aussi pour installer des garde-corps conformes aux exigences actuelles, le Grand-Pont subira dès le 15 janvier et au moins jusqu’à fin novembre une cure de jouvence devisée à 11 millions de francs. Le tablier sera intégralement détruit puis reconstruit, obligeant les autorités à boucler tout le trafic, aussi bien pour les automobilistes (15 400 véhicules par jour en temps normal) que les cyclistes (1600) et les piétons (10 000).