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Rentrée universitaire. L'Uni de Lausanne rêve d'expansion

La haute école précise ses projets pour les sites biomédicaux, d'Epalinges à Dorigny. Et pour un nouveau bâtiment des sciences sociales.

Il y aura «relocalisation», et surtout, «expansion». Pour le recteur lausannois Dominique Arlettaz, l'année académique qui s'ouvre, et les suivantes, devraient voir l'institution gagner des surfaces, surtout pour les sciences sociales. Et redistribuer les cartes des sciences de la vie. Ces dernières seront articulées entre Epalinges, le site du Bugnon autour du CHUV, et le campus de Dorigny.

A l'occasion de la rentrée, le rectorat précise ses plans pour une université qui devrait compter 11400 étudiants. Le départ pour l'EPFL de l'Institut suisse de recherche expérimentale sur le cancer (Isrec), au printemps 2009, a d'abord provoqué une «inquiétude», glisse Jürg Tschopp, directeur de l'Institut de biochimie. Les biochimistes risquaient de se retrouver seuls au nord de la ville, avec l'Institut Ludwig. Le rachat des locaux de l'Isrec par l'Etat, en juin, a offert l'occasion de rassembler les spécialités. Au Nord, un pôle d'immunologie et d'étude des vaccins, comprenant notamment des équipes de recherche soutenues par l'Organisation mondiale de la santé.

«Pas de bataille»

Au Bugnon, un «centre du cancer» apportant de nouvelles surfaces aux oncologues grâce au déplacement de la transfusion sanguine. Là, «on ne se battra pas contre l'Isrec», promet Jürg Tschopp. Il y a complémentarité, rajoute Domique Arlettaz, car des équipes de l'EPFL œuvreront avec leurs collègues de l'Université et du CHUV. A la recherche fondamentale menée par l'Isrec, le site de l'hôpital universitaire ajoutera la proximité des patients. Une dimension appelée sans doute à prendre une place importante dans la future entité née de la fusion du CHUV et de la Faculté de biologie et médecine, à l'étude.

Reste que le gros des effectifs de l'Université se trouve dans les amphithéâtres des sciences sociales. A Dorigny, le rectorat espère ainsi que cette année sera marquée par la confirmation de la construction d'un troisième grand bâtiment des sciences humaines, dans l'ancienne usine Leu, située près de l'autoroute.

Gouvernement et Grand Conseil ont déjà accepté de délier la bourse pour l'acquisition du bâtiment, sa démolition partielle - car une grande partie sera rebâtie, et le volume total augmenté - ainsi qu'un crédit d'étude. Le concours d'architecture devrait être lancé en novembre, suivi du projet final et son budget, pour une ouverture espérée en 2012.

La nouvelle bâtisse accueillera la Faculté des sciences sociales et politiques, la plus grande en nombre d'étudiants, ainsi que celle des géosciences et de l'environnement. Garnissant ce que Dominique Arlettaz désigne déjà comme la «porte d'entrée nord du campus», l'Institut des hautes études en administration publique, ou Idheap, veut construire sa nouvelle maison dans la même zone.

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