Le 27 janvier, un vol spécial a été affrété direction Addis-Abeba pour renvoyer dans leur pays d’origine des requérants d’asile déboutés. Ces retours forcés, médiatisés grâce au soutien des proches de deux d’entre eux – les Ethiopiens Tahir et Solomon –, ont entraîné l’organisation de manifestations à Genève pour contester leur départ et dénoncer l’arrangement conclu entre l’Union européenne et l’Ethiopie applicable en Suisse. Plus largement, cet événement a ravivé le débat politique sur l’exécution de ces renvois. En effet, dans les cantons de Vaud et de Genève, plusieurs députés ont déposé des interpellations sur ce sujet.

Une série de questions

Le jour même du vol déjà, plusieurs partis politiques vaudois – la Jeunesse socialiste, le Parti socialiste, les Jeunes vert·e·s, les Vert·e·s, le POP, les Jeunes POP, le Parti pirate – et organisations – SolidaritéS Vaud et la Ligue suisse des droits de l’homme – ont signé un communiqué commun dans lequel ils demandaient que la Suisse cesse immédiatement les vols forcés en direction de l’Ethiopie ou «de pays où les droits humains sont bafoués». Leur objectif: que les autorités cantonales se saisissent de ce dossier et interpellent les autorités fédérales compétentes.