Août 2004: les autorités judiciaires pakistanaises informent la police judiciaire fédérale qu’un communiqué émanant des «Brigades al-Istambouli réseau Al-Qaida» et revendiquant un attentat manqué contre un ministre a été déposé sur un site créé en Suisse.

Février 2005: Moez Garsallaoui est arrêté à son domicile de Guin (FR) en compagnie de Malika El-Aroud. Il passera 22 jours en détention préventive. Elle sortira après 10 jours.

Juin 2007: le procès du couple s’ouvre devant le Tribunal pénal fédéral à Bellinzone. L’audience est présidée par le juge genevois Bernard Bertossa. Malika El-Aroud, expulsée de Suisse, a obtenu un sauf-conduit pour les débats et se défend au côté de Moez Garsallaoui. Le procureur Claude Nicati requiert 2 ans et demi de prison, dont 6 mois ferme, contre le Tunisien et 12 mois avec sursis contre sa complice. Le lendemain, aucun des deux ne se présente à la lecture du jugement, qui sera un peu plus clément. Ils ont pris le chemin de la Belgique.

Mai 2008: le Tribunal fédéral confirme en tout point la condamnation du couple pour soutien à une organisation criminelle et représentation de la violence. La condamnation pour provocation publique au crime et pour avoir donné des indications destinées à fabriquer des explosifs est aussi confirmée pour Moez Garsallaoui. Les recours des intéressés sont même qualifiés de téméraires.

Mai 2010: un tribunal belge condamne Malika El-Aroud à 8 ans de prison. Moez Garsallaoui, qui a quitté ce pays en novembre 2007, se voit infliger la même peine par contumace. Il fait l’objet d’un mandat d’arrêt des autorités belges depuis cette date.

Mars et octobre 2011: le Tribunal pénal fédéral révoque les sursis accordés au couple.