«Le problème est complexe. Mais une chose est sûre: la réponse n'est pas la suppression de communes et la fusion des deux entités pour obtenir un grand ensemble technocratique. Car aujourd'hui, la démocratie a besoin de proximité. Les processus de Porto Alegre nous l'ont démontré. Je suis par contre favorable à la recherche de synergies afin d'avoir un cercle optimal des bénéficiaires de prestations et de leur financement. Dans ce contexte, on constate un déphasage entre certaines infrastructures et leur financement. C'est pourquoi on doit se poser la question de savoir si le Grand Théâtre par exemple doit dépendre exclusivement de la ville de Genève, ou être financé plus largement par d'autres communes. Aujourd'hui, il est clair qu'il incombe surtout à Genève de supporter la plus grande partie de l'effort culturel dans ce canton. Cela pose la question des impôts, très bas dans certaines communes et très haut dans d'autres, et de la nécessité d'une harmonisation fiscale. Le cercle des payeurs et des bénéficiaires devrait correspondre et les mécanismes de péréquation intercommunale ne jouent qu'en partie ce rôle d'équilibrage. Car l'effort de solidarité de certaines communes n'est pas suffisant.»