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Le municipal PLR Olivier Français.  
© Bertrand Cottet

Vaud

La réponse des socialistes à Olivier Français

Les socialistes relativisent les propos d’Olivier Français qui n’aurait, selon eux, pas subi d'«acharnement spécifique» au Conseil communal

Mercredi dans nos pages, le PLR Olivier Français vidait son sac sur le climat «difficilement supportable» régnant à la municipalité lausannoise.

Lire notre interview: «Au sein de la municipalité, la camaraderie n’existe pas»

A moins d’un mois de la fin de son mandat de directeur des Travaux qui aura duré plus de seize ans, il dénonce le mobbing dont il a été victime de la part des socialistes.

Grégoire Junod et Florence Germond ne souhaitent pas commenter ses déclarations. Au PLR, on soutient Olivier Français. «Nous avons trouvé très bien qu’il dise les choses telles qu’il les ressentait et dénonce l’ambiance au sein du cénacle municipal. Ensuite, on connaît son tempérament. Il avance seul et ne profite pas forcément de l’aide que nous pourrions lui apporter», constate la présidente du PLR lausannois Florence Bettschart. Il ne fait aucun doute que son remplacement par Pierre-Antoine Hildbrand facilitera la collaboration tant avec le parti qu’au sein de la Municipalité. «C’est une question générationelle. Il partage les mêmes préoccupations et intérêts que David Payot, Natacha Litzistorf, c et Grégoire Junod. Même s’il se positionnera bien évidemment en opposition sur certains dossiers», affirme Florence Bettschart.

Des critiques qui visent tout le monde

Pendant le Conseil communal, c’est sur leur groupe WhatsApp que les socialistes commentent et se moquent des déclarations d’Olivier Français. Au sein du parti rose, on qualifie les dires du municipal PLR d’infantiles, de pitoyables. «Pourquoi voudrait-il une camaraderie au sein du collège alors qu’il n’en veut même pas au sein de son propre parti?», entend-on.

Benoît Gaillard met le doigt sur ce qui est pour lui un contresens. «Il faudra m’expliquer comment une personne qui se serait fait autant brimer a réussi à faire passer autant de grands projets», déclare le président du parti socialiste lausannois. Il relativise les attaques qu’a reçues le directeur des Travaux. «L’ambiance au Conseil communal peut être tendue, mais cela concerne tout le monde. Grégoire Junod aussi a subi des attaques, parfois très violentes, sur la sécurité. Les premiers débats budgétaires de Florence Germond ont été plus que sportifs. Marc Vuilleumier n’a pas non plus été épargné». Enfin, il reconnaît que le bilan du municipal sortant est riche, mais trouve «dommage qu’il ne le mette pas en valeur, plutôt que de lancer des attaques très politiciennes au moment de partir».

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