«L’éthique est censée avoir une dimension universelle mais c’est surtout l’interdit de tuer qui devrait l’être.» Face à l’évolution envisagée du droit français sur la fin de vie, qui s’alignerait sur celui de nombre de ses voisins, on sent bien les réticences de Jean-René Binet, professeur de droit spécialiste de bioéthique à l’Université de Rennes et élu de droite, soutien du conservateur Bruno Retailleau à la présidence du parti Les Républicains. Alors qu’un grand nombre de pays occidentaux ouvrent leurs portes au suicide assisté, voire à l’euthanasie, la France est longtemps restée arc-boutée sur sa vision très restrictive de l’accompagnement vers la mort, repoussant toutes les versions de «l’aide à mourir», dont celle de la Suisse.