Les requérants d'asile déboutés en provenance des régions asiatiques touchées par le tsunami, en particulier du Sri Lanka, seront à nouveau renvoyés dès la fin mars. L'Office fédéral des migrations (ODM) en a décidé ainsi. Les premiers délais de renvoi ont échu à la mi-février, a indiqué dimanche la porte-parole de l'ODM, Brigitte Hauser-Süess, confirmant un article de la NZZ am Sonntag. Les délais durent de six à huit semaines.

Après les tsunamis dévastateurs du 26 décembre, l'ODM avait édicté un règlement spécial pour les réfugiés provenant des régions touchées. Les autorités ont renoncé aux renvois forcés de ressortissants de ces pays. Les tsunamis n'ont cependant jamais été acceptés comme raison pour motiver une demande d'asile, a expliqué Mme Hauser-Süess. Seuls une poignée de réfugiés en Suisse l'ont fait et ils ont également mentionné d'autres raisons pour leur demande. Il en va ainsi de sept personnes en provenance du Sri Lanka qui se sont présentées à l'aéroport de Zurich le 28 janvier. C'était le jour même durant lequel le conseiller fédéral Christoh Blocher avait rendu visite au centre de transit de l'aéroport de Kloten pour se rendre compte du nombre de requérants avançant la catastrophe comme motif principal de leur demande, raconte le journal zurichois. La catastrophe n'a pas accru le nombre de demandes d'asile en provenance des pays touchés. Les demandes des sept requérants sri lankais sont en cours d'examen, précise-t-on à l'ODM.

«De nombreux autres réfugiés sont retournés de leur propre gré dans les zones sinistrées pour aider à la reconstruction», a souligné la porte-parole de l'ODM. Selon elle, les renvois forcés ne menacent pas les requérants venant directement de ces régions. Au plus, ils concerneront les personnes originaires d'autres zones dans les pays touchés.