Lorsque la police genevoise est venue le chercher à son domicile, le 13 septembre dernier, Oleg Shigaev, l’ex-président de la Baltic Bank de Saint-Pétersbourg, s’est donné un coup de stylet dans l’abdomen. La lame de 10 centimètres a été extraite de force sur place. Hospitalisé, puis placé en détention en attendant son extradition vers la Russie, il a encore entamé une grève de la faim. Tout est bon pour éviter de s’envoler vers un univers carcéral dénoncé par une multitude de rapports internationaux. Révélés par un arrêt du Tribunal pénal fédéral (TPF), rendu public ce jour, ces développements illustrent les problèmes posés par cette procédure.