L'essentiel

800 restaurateurs manifestent à Neuchâtel, alors que la commission de l'économie du National demande d'ancrer la réouverture des restaurants le 22 mars dans la loi Covid. Après la coprésidente du PS, Mattea Meyer, qui s'insurge contre les attaques subies par Alain Berset, Guy Parmelin et KKS lui emboîtent le pas.

En France, la vaccination en entreprise démarre mais lentement et en Nouvelle-Zélande, une ville est reconfinée.

Retrouvez notre suivi de la journée de vendredi


■ 800 manifestants à Neuchâtel

Une manifestation contre les restrictions liées à la pandémie du Covid-19 attire près de 800 personnes, selon les organisateurs, à Neuchâtel samedi. Il y a deux semaines, le même nombre environ avait déjà exprimé son mécontentement.

Les manifestants avaient reçu l'autorisation de la police, mais une grande partie ne portaient pas de masques de protection. La police n'était pas joignable pour une estimation des participants. Des pancartes étaient brandies ou des slogans étaient scandés comme «enlevez vos masques», «liberté» ou «ça suffit», constat une vidéaste.

La première manifestation, un rassemblement de soutien aux restaurateurs, avait eu lieu le 9 janvier à Neuchâtel et avait attiré près de 500 personnes. Lors de la deuxième manifestation du 13 février, qui avait été plus suivie, la réouverture des lieux publics (commerces, restaurants, lieux culturels) le 1er mars ou dès le 15 mars avait été demandée. Au même moment en ville de Neuchâtel, comme ailleurs en Suisse, les milieux culturels avaient manifesté en silence avec le slogan "No culture, no future".

Les restaurateurs n'ayant pas été entendus par les autorités, ils ont décidé de manifester à nouveau samedi. Outre la réouverture de leurs établissements, les manifestants demandent d'être mieux soutenus financièrement, afin de survivre à cette crise.


■ La Lombardie ordonne davantage de restrictions

Le ministre de la Santé italien a instauré davantage de restrictions dans plusieurs régions, dont la riche Lombardie, dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, levant en même temps presque toutes les restrictions en Sardaigne, selon un porte-parole.

Les 20 régions italiennes sont divisées en zones jaune (risque modéré), orange (risque moyen) et rouge (risque élevé). Pour la première fois une région, la Sardaigne passe en zone blanche, où la grande majorité des restrictions sont levées, sauf celles concernant le port du masque en toute circonstance et la distanciation sociale.

Face à la recrudescence de nouveaux cas et de nouveaux variants plus contagieux dans le reste de l'Italie, la Sardaigne a décidé cependant une ouverture prudente de ses activités, «surveillée», a déclaré à l'agence AGI le responsable de la santé en Sardaigne Mario Nieddu.


■ Nice et Dunkerque inaugurent de nouvelles restrictions

Pour freiner l'épidémie de coronavirus, Nice et Dunkerque inaugurent samedi une nouvelle variante de restrictions sanitaires, le confinement les samedi et dimanche, qui guette d'autres grandes villes et départements si la situation se dégrade. A Nice, l'emblématique promenade des Anglais et l'avenue commerçante Jean-Médecin, quasi déserts, donnent des allures de cité fantôme à la cinquième ville de France et les habitants interrogés se montrent résignés.

Sur tout le littoral des Alpes-Maritimes et, à l'autre bout du pays, dans toute la communauté urbaine de Dunkerque, les déplacements non justifiés par un motif dérogatoire sont interdits et il faut à nouveau se munir d'une attestation pour se promener une heure, dans un rayon maximal de 5 km. Seuls les commerces dits essentiels seront ouverts, une liste dont font désormais partie les librairies, ajoutées par décret.


■ La principale ville reconfinée en Nouvelle-Zélande

Auckland, la principale ville de Nouvelle-Zélande, va être reconfinée à partir de dimanche pour au moins sept jours. Cette décision fait suite à la découverte de nouveaux cas de Covid-19, annonce samedi la Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern.

Ce nouveau confinement intervient moins de deux semaines après un confinement de trois jours dans cette ville de 1,7 million d'habitants. A partir de dimanche matin, les habitants d'Auckland devront rester chez eux sauf pour le travail ou pour faire des achats de première nécessité. Les écoles et magasins non essentiels seront fermés. Les entrées et sorties de la ville seront limitées.

Le reste du pays sera soumis à des restrictions de niveau deux qui interdisent les rassemblements de plus de 100 personnes et exigent le port du masque dans les transports publics.


■ Le vaste plan de relance de Joe Biden adopté à la Chambre

La Chambre américaine des représentants approuve samedi le vaste plan de relance de 1900 milliards de dollars (1725 milliards de francs) voulu par Joe Biden grâce aux seules voix des démocrates. Il s'agit d'un premier cap crucial avant son examen au Sénat.

Le temps presse pour soutenir la première économie mondiale, durement frappée par la pandémie de Covid-19. Et le nouveau président démocrate voulait au départ voir son «Plan de sauvetage américain» adopté dès début février. Après des heures de débat, le projet de loi a été adopté dans la nuit à la chambre basse, les républicains dénonçant des mesures trop coûteuses et mal ciblées. Le texte sera transmis au Sénat la semaine prochaine, où la mesure prévoyant une hausse du revenu minimum - jusqu'à 15 dollars par heure, d'ici 2025 - devrait être retirée. 


■ La vaccination en entreprise démarre au ralenti en France

Délais d'information et d'organisation, approvisionnement restreint: la vaccination en entreprise contre le Covid-19 démarre au ralenti cette semaine en France, selon des acteurs des services de santé au travail contactés par l'AFP.

Elle a commencé officiellement jeudi sur la base du volontariat pour les salariés âgés de 50 à 64 ans atteints de comorbidités (maladies cardiovasculaires, diabète, obésité, cancers...), qui se voient administrer le vaccin AstraZeneca. «300 médecins du travail autonomes (internes à l'entreprise) ou des services de santé au travail inter-entreprises (les plus nombreux) sur un peu plus de 4.000 au total en France ont demandé à vacciner la semaine prochaine et réservé les vaccins auprès des pharmacies d'officine, contre une centaine cette semaine», précise le secrétariat d'Etat chargé de la santé au travail.


■ Non, la Suisse n'est pas une dictature

Suite aux attaques de l'UDC accusant la Suisse d'être une dictature dirigée par le conseiller fédéral Alain Berset, deux conseillers fédéraux rejettent les accusations de l'UDC. Ils soutiennent les mesures prudentes prises.

Le peuple a le dernier mot en Suisse, rappelle le président de la Confédération suisse Guy Parmelin dans les journaux du groupe de presse CH Media. «La force de la Suisse réside dans ses institutions», précise dans le même entretien la ministre suisse de la justice Karin Keller-Sutter. «Si l'on parle des institutions en mal et on les déstabilise, on menace le système suisse, ajoute Guy Parmelin. C'est dangereux».

Pour la coprésidente du PS, Mattea Meyer, l'UDC dépasse les bornes en accusant la Suisse d'être une dictature dirigée par le conseiller fédéral Alain Berset. Avec de telles assertions, le parti donne, selon elle, une excuse aux opposants aux restrictions d'utiliser la violence.