Violaine Barrelet fut conseillère à l'exécutif – à plein temps – de la ville de Neuchâtel avant que son parti (libéral) ne lui conseille fermement de ne pas briguer un nouveau mandat. Retraitée depuis le printemps dernier, elle pourrait reprendre du service en politique en se présentant sur la liste des… radicaux de Neuchâtel pour le Grand Conseil!

Ce changement de parti, aussi étonnant soit-il, n'émeut pas outre mesure le transfuge féminin: «Les radicaux sont nos cousins en politique. Je me suis toujours située à la gauche du Parti libéral; je me sentirais à l'aise chez les radicaux.» Violaine Barrelet ajoute qu'elle n'agit pas par vengeance, «même si mon parti m'a pratiquement interdit de me mettre en liste pour les communales. Simplement, je ne pouvais pas me résoudre à abandonner la politique». En fait, l'éviction de Violaine Barrelet, qui fut une bonne conseillère générale mais qui ne confirma pas ces bonnes dispositions à l'exécutif de la ville, avait provoqué une dramatique dissension dans la famille des libéraux locaux.

Savonner la planche

Philippe Haeberli, président des radicaux de la ville, confirme que sa section a bien l'intention de faire figurer l'ancienne libérale sur la liste radicale du Grand conseil, bien que la candidature puisse poser problème. Pas tellement dans la section de la ville, mais plutôt du côté du comité cantonal. La présidente Huguette Tschoumy reste zen en précisant que c'est la section du district de Neuchâtel, et non celle de la ville, ni le comité cantonal, qui devra se prononcer ce samedi. Elle dit: «Nous aimerions savoir si les candidats du district sont d'accord d'accueillir une personne qui arrive deux jours avant le dépôt de la liste.» La planche pour faire glisser Violaine Barrelet dans les oubliettes de la politique est d'ores et déjà savonnée…