La mesure n’est valable que jusqu’à fin 2017. La période transitoire sera mise à profit pour clarifier les aspects controversés de ces médecines complémentaires. Il n’a en effet pas été possible à ce jour de prouver qu’elles remplissent pleinement les critères légaux d’efficacité, d’adéquation et d’économicité, a justifié mercredi le ministre de la santé devant la presse.

Un feu vert définitif aurait créé une «inégalité de traitement indéfendable», a expliqué le ministre. Mais il fallait aussi tenir compte de la votation populaire du 17 mai 2009 où le peuple a accepté un article constitutionnel pour une meilleure prise en compte des médecines complémentaires. Le remboursement provisoire de ces méthodes alternatives leur donne «une forte chance» de faire preuve de leur utilité.

Des évaluations devront être menées d’ici fin 2015. L’efficacité devra également être jugée par un institut internationalement reconnu. La commission fédérale des prestations générales et des principes, qui s’était prononcée en décembre contre les réintégration des cinq méthodes controversées dans l’assurance de base, devra émettre une nouvelle recommandation en 2016.