Le plus grand mystère plane sur la réunion qui a réuni mercredi la Délégation des commissions de gestion du parlement (DélCdG) et Samuel Schmid. L'organe de surveillance parlementaire et le ministre de la Défense ont-ils évoqué les transits en Suisse et autres survols du territoire national par des avions de la CIA? Ou seulement la fuite du fax égyptien? Seule certitude, la réunion était agendée. Et elle a bien eu lieu. Mais personne n'a pipé mot à son issue.

La DélCdG avait annoncé le 14 décembre déjà qu'elle allait enquêter pour déterminer si l'espace aérien helvétique avait été utilisé par la CIA. Mais, à la suite de la publication du fax égyptien, le même organe avait dit qu'il se pencherait également sur cette «affaire dans l'affaire».

Le mandat de cette instance, composée de six membres (trois représentants de chaque Chambre) et présidée par le sénateur Hans Hofmann (UDC/ZH), consiste à contrôler en détail les activités dans les domaines de la sécurité de l'Etat et des services de renseignement. Pour ce faire, la délégation dispose de droits très étendus. Après avoir entendu le Conseil fédéral, elle peut exiger des autorités fédérales et cantonales et des particuliers qu'ils lui remettent tout document utile. Elle peut également interroger quiconque sans tenir compte du secret de fonction ou du secret militaire.