«C’est un rêve, tout s’est passé très vite dès le moment où la décision de mon retour a été prise». Tels sont les premiers propos confiés par Rachid Hamdani, le Suisso-Tunisien qui a passé 584 jours à Tripoli, à la TSR mardi. «Les instants les plus durs, dit-il, furent les premiers jours de détention après son arrestation, passés dans les geôles libyennes. Je n’avais jamais eu affaire à la justice, c’était le moment le plus dur de ma vie.»

Quand et où rentrera-t-il? Mystère. A la fin de son entretien à la TSR, en direct de Djerba, Rachid Hamdani s’apprêtait à monter dans un avion. Une arrivée à Genève cet après-midi est évoquée au Palais fédéral, mais aucun détail n’est confirmé.

Brisé par l’émotion, soucieux de contrôler ses propos, l’ex-otage s’inquiète beaucoup du sort de Max Göldi. «Je l’ai quitté, c’est très douloureux, on était toujours ensemble, solidaires. Nous partagions la même vie. Je suis mal à l’aise de rentrer tout seul, sans lui.»

Rachid Hamdani dit ne pas avoir sombré dans la dépression, car «nous avions deux Etats derrière nous. C’était dur, mais nous étions en sécurité.» Durant la cinquantaine de jours où les deux otages étaient tenus en captivité dans un lieu secret, Hamdani assure qu’ils n’ont pas été maltraités: «L’endroit était propre, la nourriture était bonne. Le plus dur, c’était l’isolement.»