Problèmes d’hébergement, promiscuité et précarité provoquent des tensions toujours plus vives. A Berne, plusieurs requérants logés dans un abri PC de la Länggasse, censé en accueillir 160 dont des enfants, se sont rebellés mercredi contre leurs conditions de vie. La police a dû intervenir alors qu’ils tentaient de sortir leurs matelas dans la rue. Et mardi soir, ce sont trois requérants du centre de Grüsch (GR) qui en ont menacé d’autres avec des couteaux. Ils venaient d’être transférés du centre de Landquart, brûlé par un incendie probablement d’origine criminelle. Un centre où ne sont placés que des déboutés qui se distinguent par des comportements problématiques. Les agents de police ont eu du mal à les maîtriser: les requérants avaient consommé beaucoup d’alcool.

Ces heurts interviennent alors que l’Office fédéral des migrations publie ses derniers chiffres, toujours très attendus. Au 2e trimestre 2012, 7250 nouveaux demandeurs sont arrivés en Suisse, 1,8% de plus qu’au 1er trimestre, mais l’équivalent d’une hausse de 34,2% par rapport à la même période en 2011. Le nombre de départs a aussi augmenté: 3289 personnes ont quitté la Suisse par avion de manière contrôlée, 43% de plus par rapport à la même période en 2011. Le Département fédéral de la défense, qui doit trouver 2000 places dans des cantonnements militaires jusqu’en septembre, est désormais chargé de mener les négociations avec les cantons et les communes. Une convention a été signée en ce sens mercredi avec le Département de justice et police. Elle précise par exemple aussi que le DFJP est responsable de l’encadrement des requérants placés dans des casernes, ainsi que des coûts liés à la sécurité.